La revue In-scription

Fondée en 2016 par Vincent Debiais au CESCM, la revue In-Scription a déjà publié 6 numéros, soit 51 articles rédigés par 23 auteurs différents. L’ambition de départ était de créer le premier lieu de publication en ligne de textes scientifiques consacrés à l’étude des écritures médiévales en dehors du monde manuscrit, en particulier à celle des inscriptions médiévales. Une décennie plus tard, elle est toujours la seule revue numérique d’épigraphie du Moyen Âge.

  • Une vision holistique de l’inscription et réflexive de l’épigraphie

Son but est toujours de penser l’inscription comme à la fois mot et matière, véritable texte en contexte dont la dimension spatiale, visuelle et plastique, voire symbolique, peut être particulièrement élaborée. Cette perspective globale, qu’on peut qualifier d’« holistique » ou d’ « écologique », permet de s’intéresser tant au texte, au geste d’écriture et aux formes graphiques qu’aux conditions matérielles de la réalisation de l’inscription, aux interactions avec son environnement et à sa réception, prenant en compte toute la « vie d’après » de l’objet épigraphique.

La revue se propose aussi d’élargir ses perspectives sur deux plans. Le premier concerne les graffitis, qui font désormais partie intégrante de la discipline. Deuxièmement, elle se veut le lieu pour porter un regard réflexif sur la discipline et analyser la « fabrique de l’épigraphie », à travers le terrain et ses archives, le travail d’édition et son histoire, ainsi que les outils documentaires mis en place. Elle souhaite explorer les pistes historiographiques et épistémologiques pour mieux cerner la place de ce champ d’étude en dialogue avec les autres disciplines.

Sa philosophie initiale était de favoriser la publication dans des délais courts de textes originaux en français et en anglais, produits notamment par de jeunes chercheurs, de publier les textes au fil de l’eau afin de mettre les textes le plus rapidement possible à disposition d'une communauté scientifique qui possède aujourd'hui assez peu de journaux spécialisés. C’est toujours cet esprit qui anime la revue, mais le rythme de publication sera désormais plus régulier, avec la parution d’un numéro par an au début du printemps.

  • La nouvelle structure des numéros à partir de 2026

Chaque numéro se déploie selon quatre rubriques :

  • Le focus assez bref ouvrira chaque numéro en braquant les projecteurs sur un objet d’étude épigraphique qui fait l’actualité (inscription ou graffiti découvert en fouilles, juste publié, ou nouvellement interprété). [2500 à 4000 signes, espaces comprises, maximum].

  • La série des articles comporte une section thématique et une section sur sujet libre (varia). [5000 à 150000 signes, espaces comprises, maximum].

  • L’archive porte sur les productions documentaires des épigraphistes : écrits de terrain, dessins, relevés ou estampages, films documentaires, questions soulevées par l’édition etc. [5000 à 15000 signes, espaces comprises, maximum].

  • La/les notes de lecture sur une parution récente en épigraphie. [7000 signes, espaces comprises, maximum].